Les pétales fanent, où ont-elles déjà fanées depuis longtemps? Je ne sais.
La reine de glace s'éveille lentement, commençant lentement à recouvrir sa robe azure de ses châles grisâtres.
Ses cheveux d'un brun chocolaté délaissant lentement leur chaleur pour devenir blond
Ses yeux d'un vert profond tournant lentement couleur océan, s'ornant d'étoiles polaires
La déesse s'étire, lançant ses charmes à tout vent, sans vouloir de prétendant
Mais malgré tout, ils s'enivrent de son parfum, de sa froide beauté, de son touché brulant
Et subissent sans un cri ses lourdes neiges, ses glaces lancinantes, ses regards vides
Sans même lui montrer une larme ou un soupir alors qu'ils sont fous d'amour
Vers qui peut elle se tourner maintenant? Les arbres se courbent devant elle,
Les ruisseaux sont muets devant sa beauté, la neige immaculée devant sa grâce
Elle ne veut plus contaminer quiconque, elle ne veut plus que quiconque se retrouve froid
Cette glace en elle qu'elle inflige aux autres lui est la pire torture, sa plus grande tristesse
La fillette pleure, serrant sa poupée déchirée en lambeaux près de son coeur, vaste trou noir
Les vents glaciaux se répercutant dans sa trachée ensanglantée, dans ses veines et artères vides
Ses poumons continuant de les expirer sans relâche, figeant tout sur son passage
La triste symphonie du cuivre charmant alors encore les plus chauds, les plus remplis d'amour
Espoir. Ô, espoir. Toujours présent malgré la douleur, malgré les désillusions, malgré les larmes
Cavalier armé d'une épée plus forte que les plus grands froids, que les plus durs métaux
N'étant pas affecter par la mélancolique beauté d'une enfant esseulée ayant besoin de chaleur
Il tira lentement son épée et lui trancha la gorge, après avoir déposé un baisé sur son brûlant sourire